Mon parcours

Je suis né le 14 février 1964 à Dreux.
Nous sommes, avec ma sœur jumelle, les derniers d'une famille de cinq enfants  (2 garçons et 3 filles).

Mon père est arrivé en France en 1957, pour exercer son métier de bûcheron. 
En 1964, il décida de créer avec un ami, une entreprise d'exploitation forestière, la société TENUTA & GAMBUTO. La vocation de cette entreprise était surtout de leur assurer une activité régulière de bûcherons.

J'ai d'abord habité rue de Moronval, dans le quartier Haricot, puis rue de Rieuville (quartier des Rochelles) où mes parents habitent encore.

Mon engagement au service des autres a débuté à l'âge de 15 ans lorsque j'assistais ma grande sœur, alors correspondante consulaire déléguée du Consulat italien.
Nous aidions les Italiens dans leurs démarches administratives, mais aussi ceux qui vivaient des situations de détresse insupportable.

Quand j'ai atteint mes 18 ans, le Consulat d'Italie me nomma correspondant consulaire avec la faculté de viser les documents officiels,  (essentiellement des renouvellements de passeports).

A 19 ans, mon frère et moi avons repris l'entreprise Garaud, un fabricant de caisses en bois et de palettes situé route de Blainville à Vernouillet.
Par cette démarche, nous avons accompagné mon père et son associé dans leur activité forestière jusqu'à leur départ en retraite.

Très rapidement, mon frère a créé avec son associé Philippe Lavinay, une société immobilière (La Drouaise de Terrains à Bâtir). Ils se sont très vite développés et ont d'abord repris la société immobilière Normile, devenue depuis le groupe immobilier Normile.
Je suis très fier de leur développement exemplaire puisqu'ils sont devenus le premier groupe immobilier de la région. Je tiens cependant à préciser que contrairement aux idées reçues, je n'ai ni la moindre action ni le moindre intérêt dans cette société et ses filiales.

Depuis 1987, je dirige seul la Sté Gambuto bois & emballage, dont les actionnaires sont maintenant : mon père, mon frère et moi-même.
Pour ses besoins de conseil et d'information, la Sté Garaud comme la majorité des entreprises de la métallurgie ou celle sans corporation structurée,  adhérait  à L'Union Patronale. C'est dans la continuité, notamment pour pouvoir profiter de l'assistance juridique et sociale que nous n'avons pas dénoncé cette adhésion.
Plus tard, l'Union Patronale devenue le MEDEF, évolua en une force politique ultra-libérale que je décidai de quitter. Il m'a été reproché par la suite cette période où ma société adhérait au MEDEF sans imaginer que nombre des adhérents (certes minoritaires) n'épousent pas une doctrine de droite, mais sont simplement en quête d'assistance et de conseils techniques.

Parallèlement, de 1989 à 1995, j'ai partagé avec ma sœur jumelle une expérience professionnelle difficile, en créant une laverie automatique aux Bâtes. Nous avons souffert pendant plusieurs années de provocations, d'agressions, de vols, de vandalisme, jusqu'à ce que nous nous résignions à " baisser définitivement le rideau ".
Le directeur des HLM de l'époque nous demanda de laisser le matériel dans la laverie avec l'espoir de relancer l'activité grâce à un éventuel repreneur. Plus tard, en réaction à des reproches que je lui adressais, M. Hamel, Président des HLM, ne respecta pas l'engagement du directeur (renvoyé entre temps) et nous eûmes la surprise de nous voir réclamer des loyers par voie de presse ! Pour un local que nous n'utilisions plus depuis longtemps !
Pour empêcher sa stratégie de déstabilisation politique à base d'attaques personnelles et refusant de déposer le bilan de cette société, j'ai réglé ces loyers injustement réclamés, nos accords n'étant pas écrits…

En 1999, après le décès du propriétaire, nous avons repris une scierie et fabrique de palettes (la caisserie de la Billette) située à Fontaine Simon.
L'entreprise, forte de 12 salariés de grande valeur était alors menacée voire condamnée ; je suis heureux aujourd'hui d'avoir assuré sa pérennité malgré des moments difficiles et une conjoncture peu encourageante.

L'année suivante j'ai décidé de développer l'activité drouaise en reprenant les bâtiments de l'ancienne concession Citroën (Ets Mauger) avenue des Fenôts, que les anciens Drouais ont bien connue.

Mon parcours professionnel a donc été riche, mais, pour autant, je n'ai jamais laissé de côté mon engagement associatif, qui, plus tard, m'entraîna vers la politique. De nombreux combats pour les Drouais contre les municipalités successives et, plus particulièrement lorsqu'elles étaient associées au Front National, m'ont en effet convaincu que la seule manière de défendre mes convictions et d'agir efficacement passait forcément par l'engagement politique.

Un premier engagement associatif et la volonté de faire bouger les choses, conduisent très souvent vers d'autres engagements et activités qui souffrent cruellement du manque de bénévoles.

C'est ainsi, qu'après avoir créé l'Association des Italiens, j'ai participé à la création de L'APPAI  (Association Pluraliste Pour des Activités Interculturelles) que j'ai ensuite présidée pendant plus de 10 ans.
L'APPAI  fédérait 17 associations essentiellement étrangères et nous organisions régulièrement des manifestations culturelles dont la " Fête de l'amitié " qui était devenue une institution locale. Cet évènement était si populaire, que, même Mme Brion, alors adjointe du Front national en charge de… la culture, n'avait pas réussi à le démanteler malgré des rapports de force très virulents.
Moins connus, nous organisions aussi des soirées-débats, des expositions, des sorties et des camps de vacances pour les plus modestes.
Là encore, M. Hamel pour " me faire payer " ma candidature contre lui, décida de priver l'APPAI d'une grande partie de ses subventions notamment pour la Fête de l'amitié " tant que j'en serais le président "
Dans l'intérêt général, l'APPAI ne pouvant souffrir plus longtemps d'être prise en otage, j'ai décidé de me retirer malgré le soutien chaleureux de nombreux présidents d'associations.
           
D'engagements en engagements, j'ai aussi siégé au conseil communal de prévention de la délinquance et dans diverses associations d'insertion.
J'ai par exemple largement contribué au développement de l'association Promoservice que M. Larsonneur (adjoint allié lui aussi au Front National), préféra sacrifier de façon déloyale, plutôt que de la voir se développer encore par l'action d'un… Socialiste !
De manière plus modeste, je siège toujours au conseil d'administration de l'AET (Association d'insertion par le travail) qui fait un travail remarquable.

Mon engagement associatif ne s'est pas seulement focalisé sur la culture et l'insertion, mais aussi sur le développement économique.
J'ai siégé à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) et j'ai présidé pendant plusieurs années  la commission Industries et Services du Comité de Développement Economique Du Bassin d'Emploi Drouais.
A ce titre, c'est avec fierté que je revendique la participation au lancement du Salon Dreux Industrie, que j'ai présidé et développé pour en faire le salon professionnel  régional  le plus important, puis le premier salon national des Donneurs d'ordres.
Après son élection, Gérard Hamel, en supprimant cette commission et évidemment… son président, tua progressivement cette extraordinaire vitrine du savoir-faire du Drouais, jusqu'à supprimer cette manifestation (il en fera de même plus tard pour la Saint-Denis qui était pourtant une autre belle manifestation populaire et commerciale).

Parallèlement mon engagement fut aussi politique.
Tout d'abord, je dois l'avouer, par mimétisme, enfant (et frère) d'une famille engagée à gauche depuis plusieurs générations, c'est naturellement que j'ai adhéré à ces convictions.
Si en accompagnant ma famille, j'ai participé à quelques réunions publiques et partagé l'enthousiasme de la victoire des municipales de 1977 avec Françoise Gaspard, j'étais en réalité bien trop jeune pour vraiment comprendre le sens de cette victoire.

C'est pendant la campagne de 1983 que je me suis véritablement engagé et que j'ai souhaité soutenir la campagne électorale de Françoise Gaspard.
Au-delà des soirées de colleurs d'affiches face aux " escadrons FN " qui venaient de toute la France pour nous provoquer, nous avions aussi décidé de soutenir publiquement la liste de Gauche par voie de presse où nous citions notre entreprise comme soutien. Si dire qu'un chef d'entreprise est à gauche est difficile aujourd'hui, je vous laisse imaginer, ou vous souvenir, ce que cela représentait en 1983 !

Notre défaite, mais surtout la victoire de la droite alliée au FN, furent pour moi, comme pour de nombreux Drouais, un moment très difficile dont nous gardons encore quelques cicatrices.

Mon action politique fut ensuite bien plus modeste et je reconnais ne pas m'être intéressé à la campagne municipale de 1989.
Même si en 1992  j'avais mené une action, par voie de presse, à titre personnel puis avec d'autres responsables d'entreprises pour faire barrage au FN, je restais convaincu que la meilleure manière de faire progresser notre société, était de mener des actions concrètes sur le terrain et non la politique que je soupçonnais de n'être que politicienne.

En 1994, j'ai été sollicité par la liste Autrement. Yves Cauchon  me proposa alors de rejoindre nombre d'acteurs associatifs pour mener ensemble un projet pour la ville. Ce que je fis avec enthousiasme, d'autant que j'avais reçu l'assurance que par désistement ou par fusion de listes, nous nous engagerions aux cotés de la Gauche pour le second tour. L'histoire m'aura appris que les choses ne sont pas toujours aussi simples dans la vie et encore moins en politique.
Pour faire barrage au Front National les listes de gauche décidèrent de se retirer, à mon grand regret car j'étais et je reste convaincu qu'ensemble nous aurions pu gagner.

En 1995, suite à l'invalidation de M. Hamel, une nouvelle élection municipale eut lieu et nous nous présentâmes cette fois-ci sur une seule liste.
Faut-il rappeler que M. Hamel fut invalidé parce qu'il faisait des affaires avec la Ville de Dreux contrairement à ses affirmations : déjà des mensonges ! Qu'une fois invalidé, alors que le conseil pouvait élire en son sein un nouveau maire, il poussa bon nombre de ses colistiers à démissionner pour provoquer une nouvelle élection.
Le coût d'une nouvelle élection et le risque de voir revenir le FN à Dreux ne furent pas de ses préoccupations !
Sa malhonnêteté et son irresponsabilité politique (coût d'une nouvelle élection et risque de voir revenir le FN à Dreux) n'ont pas été sanctionnées par les Drouais !
Cette fois encore, pour faire barrage au Front National, nous nous sommes retirés, nous privant de ce fait de notre pouvoir d'opposition, ce que M. HAMEL oublia dès son élection.

J'ai ensuite participé à la campagne des municipales de 2001 qui m'a permis de siéger dans l'Opposition de Gauche et d'agir pour Dreux et pour tous les Drouais.

C'est d'ailleurs essentiellement pour communiquer sur mes actions et prises de positions depuis cette élection, que j'ai décidé de créer ce site. 

Mon engagement politique, peut-être aussi ma connaissance du " terrain " et ma détermination, ont souvent motivé mes amis à me pousser et m'accompagner dans de nombreux combats politiques, de campagnes électorales en campagnes électorales. C'est ainsi que j'ai accepté à plusieurs reprises d'être suppléant pour les législatives.

De mes combats politiques et électoraux, celui que je retiens le plus est celui des cantonales de 2001, une remarquable bataille où à la surprise générale, les résultats furent exceptionnels et surtout sur Dreux où j'ai battu le candidat UMP, M. Lemare, malgré un soutien et une présence sans précédent de toute la droite départementale. Si les campagnes proches de Dreux avaient mieux connu le manque de courage politique de M. Lemare (comme il a pu le démontrer en laissant avancer le projet de la carrière de Saulnières), les seules 73 personnes qui ont manqué à ma victoire auraient peut-être agi différemment.

En tout état de cause, nous savons depuis que grâce à une campagne de qualité, avec un bon projet politique et la détermination d'un candidat volontaire et combatif,  la gauche peut battre la droite à Dreux.

C'est avec cette même volonté et une plus grande expérience des responsabilités locales, que j'ai l'intention de mener le prochain combat des élections municipales de Dreux en mars 2008.

Je suis fermement décidé à être candidat pour les prochaines élections municipales, si mes amis politiques me soutiennent dans cette démarche et au poste qu'ils décideront de me confier. Je sais pouvoir compter sur eux, ils savent pouvoir compter sur moi.

J'espère qu'ensemble nous saurons vous montrer, puis vous prouver, qu'une autre politique, plus juste, plus solidaire et plus riche est possible pour notre ville et pour tous les Drouais.

Avec eux, avec vous, je veux redonner aux Drouais le plaisir de vivre leur ville.

Valentino GAMBUTO
Conseiller Municipal de l'Opposition de Gauche
Parti Socialiste


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